Club International Joe Dassin - Les Expositions en France du Club
Télévision/Radio - Joe Dassin dans Système Deux le 24 juin sur Melody TV
Dernière Parution - Joe Dassin - La Sélection Best Of 3 CD
Livres / Revues - Maritie & Gilbert Carpentier - L'Âge d'Or des Variétés

mercredi 4 décembre 2013

Succès n°7 - 2011 - Saga Joe Dassin, un romantique au cœur tendre…

Succès n°7 - 2011 - Saga Joe Dassin, un romantique au cœur tendre…

pages 28-29

pages 30-31

pages 32-33

pages 34-35

Le texte complet de l'article

SAGA Joe Dassin, un romantique au cœur tendre…

pages 30-31
Le petit pain au chocolat, Guantanamera, Les Champs-Elysées, Les Dalton, L’Amérique, Si tu t’appellles Mélancolie, Taka Takata, L’Eté Indien, Ça ne va pas changer le monde, Le Café des Trois Colombes… et tant d’autres qui nous reviennent en tête dès que nous les entendons. A l’instar de Claude François, mais dans un style plus romantique, les ballades de Joe Dassin sont restées dans un coin de notre mémoire pour revenir avec encore plus de force une fois que nous les réentendons. UNE CARRIÈRE BRÈVE POUR UNE RENOMMÉE DURABLE Son premier succès date de 1965, c’est Bip Bip tout à fait dans l’air du temps des jeunes gens des années soixante. Il décède en 1980, ce sont donc seulement quinze années qui s’écoulent, suffisantes pour créer un succès durable puisqu’il se prolonge jusque dans les années 2000. Cela fait à présent trente ans que le chanteur a disparu et sa popularité reste toujours aussi vivace. De plus, si nous pouvons siffloter toutes ces chansons qui sonnent à nos oreilles, Joe Dassin nous a aussi charmés via d’autres voix. En effet, il a composé quelques grands succès pour ses amis. Ainsi, Big Bisou, Le Bougalou du loup garou ou Señor Météo dont Carlos a été l’interprète et qui ont résonné dans toutes les soirées de mariage de ces annéeslà, mais aussi Bébé Requin pour France Gall, d’autres encore pour Marie Laforêt, ou Mélina Mercouri bien entendu avec Je suis grecque. Si Joe Dassin a composé nombre de chansons, il a également adapté avec l’aide de ses auteurs préférés des tubes anglo-saxons ou italiens dans le cas de L’été Indien. En l’espace de quinze ans, il est alors devenu une véritable usine à tubes. Quasiment pas une année ne se passait sans qu’une de ses chansons ne se transforme en succès, et pas seulement en France. Une carrière qui s’avère bien pleine, réussie et qui ne s’est pas faite sans travail, ni persévérance. LE SHOW-MAN Pour ceux qui regardaient les émissions de variétés des années 70, celles qui avaient pour star Joe Dassin étaient considérées comme incontournables, car ses amis étaient nombreux et adoraient faire partie du « casting ». Carlos bien entendu, son ami, mais aussi Mort Schuman, Jeane Manson, Serge lama, Michel Fugain ou Gérard Lenorman et bien d’autres venaient participer à de véritables shows à l’américaine où Joe retrouvait ses qualités d’animateur. On trouve d’ailleurs dans ces shows toute sa précision et son professionnalisme. Souvent cité pour son caractère impulsif, emporté, nul doute qu’il avait sur lui une pression qui provenait en premier lieu de sa propre exigence. UN SUCCÈS INTERNATIONAL Son histoire familiale l’explique. Tous ses déménagements ont eu une influence positive en termes linguistiques, tout au moins : Joe Dassin était polyglotte dès son plus jeune âge ; ce qui explique qu’il ait chanté dans de nombreuses autres langues. Mais aussi qu’il soit très connu y compris en dehors de nos frontières. Il est parmi les compositeurs disparus celui qui SAGA JOE DASSIN se situe tout en haut de l’affiche en ce qui concerne les droits d’auteur en France, Michel Berger et Daniel Balavoine étant également dans le trio de tête. Ce sont pourtant essentiellement les ventes de ses chansons dans les autres langues qui constituent aujourd’hui encore les principaux revenus. Un héritage important donc pour les deux fils de la star qui s’ils n’ont pas pu profiter de l’amour paternel, bénéficient néanmoins des revenus de son travail. JOE OU L’AMÉRICAIN À PARIS Les années soixante qui ont vu le début du succès de Joe Dassin étaient clairement pro-américaines dans le sens où le style, la liberté, et surtout la musique made in US séduisaient toute la France. Nous sommes à la fin des années rock-nrollavec Elvis Presley, les Beatles prennent le dessus et pourtant les Etats-Unis conservent cet aspect fascinant. Joe Dassin a bénéficié d’un a priori positif d’autant qu’il s’agissait d’un Américain qui avait choisi la France : deux raisons de l’apprécier. Toute une époque avec les States en vedette !

pages 32-33
Ses meilleurs amis Si l’on connaît bien Carlos, l’ami le plus proche de Joe Dassin était Jacques Plait, son directeur artistique, rencontré aux tous débuts. Celui qui avait découvert Sheila rencontre Joe en 1965 et devient son producteur. Il le soutenait dans les moments de doute et n’a plus travaillé pour un autre artiste après sa mort, sauf pour Carlos. Si l’on y regarde de plus près, Joseph Ira Dassin est un tout jeune Américain. Comme de nombreux autres, il est le petit-fils d’un immigré. Son grand-père Samuel était un russe de confession juive qui avait quitté son pays natal à la recherche justement d’un pays où le changement était possible. Jules Dassin, l’un des huit enfants de Samuel a grandi à Harlem et dans le Bronx. Communiste dans les années 30, il épouse une violoniste hongroise Béatrice Launer. Trois enfants vont naître de cette union : le petit Joe en 1938, Richelle en 1940 et Julie en 1945. Le père est réalisateur de films et subit de plein fouet les attaques du maccarthysme. Le couple Dassin quitte donc l’Amérique pour s’installer en Europe. Les tournages font s’enchaîner les déménagements. Lorsque Joe a 14 ans, son père rencontre au Festival 32 - SUCCES N°7 de Cannes celle qui deviendra sa seconde épouse Mélina Mercouri. Tous deux partent en Grèce par la suite. Joe étudie donc en France, passe son bac chez nous avant de repartir étudier en université américaine, médecine d’abord puis ethnologie. Etudiant brillant, il obtient son doctorat avant de revenir en France travailler un peu avec son père, à droite à gauche dans la radio, le doublage, la figuration, etc. On le voit, on peut donc considérer Joe comme le résultat d’un vrai mélange européen, dont les origines plongent plutôt du côté de l’Est via son grand-père paternel et sa mère. Il est un vrai mélange d’Amérique et de France, même s’il vit tous les événements importants de sa vie chez nous à partir de l’adolescence. Notre Américain à Paris est un homme bien plus complexe qu’il n’y paraît donc au premier abord. Joe et son copain Carlos. Avec Henri Salvador en 1977. UN FÊTARD INQUIET L’homme au costume blanc et à la coquetterie dans l’œil est souvent angoissé. En effet, un premier infarctus le frappe alors qu’il a à peine trente ans. Son cœur est fragile et la vie qu’il va mener pendant des années n’est pas véritablement de tout repos. Il a déjà vécu de nombreuses expériences : allant de pays en pays pendant des années avec ses parents, faisant toutes sortes de petits métiers lors de ses études, il a aussi « fait la manche » en chantant notamment les mélodies de Georges Brassens, qu’il adorait. S’il aime faire la fête avec ses amis, et s’amuser lors des tournées, il est aussi un vrai professionnel. Têtu, voire obstiné, il a travaillé le chant et la guitare pendant des années, avant de s’attaquer à la scène. Idem pour l’écriture, qu’il travaille parfois avec sa sœur Rachel, dite Rickie. Il faut dire qu’il a une voix chaude, un accent léger, un physique avantageux qui lui permettent d’attirer le public, mais aussi un vrai talent et un sérieux professionnel qui lui permettent de faire la différence. Son succès ne doit rien au hasard, son perfectionnisme et son tempérament lui permettent d’aller au plus haut. Il sait aussi s’entourer, travaillant avec des noms aussi connus que Claude Lemesle et Pierre Delanoë. Ses amis mettent en avant le fait qu’il doutait énormément et avait besoin de se rassurer notamment en travaillant et retravaillant les chansons qu’il interprétait et composait. Mais il aime aussi se détendre, et si la scène l’enchante, il adore faire la fête, ne se ménageant pas. A Las Vegas ou à Papeete, il a besoin de se changer les idées. Il vit à cent à l’heure et l’idée de se ménager ne le tente pas, du moins jusqu’à la naissance de ses enfants. Avec Christine, sa seconde femme, il devient un habitué de la vie nocturne. Après tout, elle était très jeune et les moyens ne manquaient pas. C’est l’époque où les journaux commencent à parler de drogue et d’abus d’alcool… ET SA VIE AMOUREUSE ? Si l’on sait que Joe Dassin vivait librement ses amours de tournée, comme bien des artistes jeunes (après tout Dassin a signé son premier contrat de chanteur à 24 ans seulement), il a également été marié. Une première fois avec Maryse Massiera, avec qui il a un fils, Joshua en 1969, qui meurt O Joe Dassin et sa seconde épouse, Christine. SAGA JOE DASSIN peu après l’accouchement. Le début des années soixante-dix voit sa popularité croître de façon soudaine et immense. Les tubes succèdent les uns aux autres, et ne vont d’ailleurs pas s’arrêter jusqu’à sa mort. Son épouse le soutient fidèlement dans l’évolution de sa carrière. Mais le temps passant, son premier mariage sombre et il divorce en 1977 via une procédure à l’amiable. Maryse publiera un joli livre en souvenir de lui quelques années après sa mort (« Cher Joe Dassin »). Moins d’un an plus tard, il épouse Christine Delvaux, une jeune femme rencontrée lors d’une tournée, totalement par hasard. Il se rend en effet dans un magasin pour développer des photos à Rouen et remarque la jeune fille qui l’accueille. Ni une ni deux, il l’invite et ils ne se quittent plus. A 40 ans, le chanteur décide de créer une famille après cette rencontre passion. C’est avec elle qu’il aura les deux enfants que l’on connaît aujourd’hui, Jonathan en 1978 et Julien en 1980, année de sa mort. Les J des prénoms sont une tradition familiale, après Jules et Joe. Mais la passion ne dure pas toujours et son couple bat déjà de l’aile avant même la naissance de Julien. C’est lui qui demande le divorce alors que son dernier fils vient quasiment de naître. la séparation est prononcée en juin 1980. Aussi célèbre qu’il ait été, il a pourtant Dans le studio qu’il avait aménagé chez lui.

pages 34-35
réussi à être relativement discret sur sa vie privée, pas de confidences donc ni sur ses conquêtes, ni sur ses épouses. UN DÉCÈS PRÉCOCE Sa mort prématurée participe également à la légende, comme dans le cas d’autres stars où le destin semble s’être trompé d’adresse. Après un nouvel infarctus très sérieux cette fois, il semblait pourtant décidé à prendre le temps de vivre pour « Joe Dassin, derniers secrets » L’auteur a été l’attaché de presse de Joe Dassin pendant treize ans. Le livre ne présente pas un homme très agréable à vrai dire. Une personnalité égocentrique, comme pas mal d’artistes, très exigeant. Il évoque aussi le rôle de ses deux épouses, la première qui tenait le rôle d’une mère protectrice, et la seconde qui lui a fait perdre pied pendant un certain temps (De Robert Toutan, Editions du Rocher). 34 - SUCCES N°7 pouvoir continuer à profiter de son succès, tout en passant plus de temps avec ses enfants. Un peu trop tard cependant. Victime de plusieurs malaises, mais ne souhaitant pas interrompre sa tournée, il a lutté jusqu’à ce qu’il s’effondre vraiment en Polynésie en 1980 où il avait acheté quelques kilomètres de sable fin. Il avait projeté d’y construire une maison Joe Dassin en pleine communion avec son public en 1977. afin de s’occuper de ses fils et s’éloigner quelque temps du show-business et de ses paillettes. Son divorce l’avait miné depuis quasiment un an, car il essayait de récupérer la garde de ses enfants et cela signifiait qu’un combat de longue durée risquait de s’engager avec son ex femme. Profondé- Avec Danièle Gilbert en 1973 aux grandes heures de la variété à la télé.
ment stressé par cet épisode douloureux, il avait pourtant de quoi se réjouir, car la garde provisoire des enfants lui était pour finir confiée. Parti avec ses enfants dès que le jugement lui avait permis de les emmener, en compagnie de sa mère sur une île paradisiaque, il n’aura pas eu le temps de mener à bien tous ses projets… « IL ÉTAIT UNE FOIS JOE DASSIN » Ce spectacle a été mis sur pied par ses fils, avec le concours de grands professionnels tels que Christophe Barratier, le réalisateur des Choristes entre autres. Le spectacle reprend la vie romancée du chanteur, de l’enfance américaine à la gloire, en passant par les années difficiles des débuts. Personne n’incarne donc le chanteur, ni ne l’imite. Quatre chanteuses et quatre chanteurs familiers des comédies musicales interprètent les principaux succès en solo, duo ou en chœur. Ce sont en tout une quarantaine de chansons qui vont permettre au public de se replonger avec délice dans cette atmosphère. Ce spectacle est aussi l’occasion de revenir sur les deux fils de Joe Dassin. Jonathan et Julien ont eu un début de vie malheureux, perdant leur père, très jeunes. Plus tard, c’est leur maman qui décède d’une crise d’asthme en 1995. Les enfants n’ont que quinze et dix-sept ans. C’est le grand-père qui accueille ses petits-enfants de façon très temporaire, car ni l’un ni l’autre n’ont envie de vivre en Grèce. Ils restent donc en France, et sont tous deux dans l’univers de la musique. Tout comme SAGA JOE DASSIN Son dernier album… « Blue Country » est paru en 1979. Teinté de musique blues, il est différent de ses albums précédents. Il a été enregistré en partie avec deux musiciens célèbres, Tony Joe White et Eric Clapton. avec les fils de Claude François, c’est Julien qui s’affiche depuis qu’il a vingt ans, pendant que Jonathan, son aîné, reste dans l’ombre. Il a décidé d’abandonner ses études pour s’occuper à plein temps de la gestion du catalogue de son père et aujourd’hui de ce spectacle musical. Une bonne occasion de se replonger dans ces années-là avec un peu de nostalgie et surtout… beaucoup de bonheur. A.F. Pour en savoir plus sur Joe Dassin : www.joedassinforever.com Les deux fils de Joe réunis autour de Michel Drucker, Julien à gauche, Jonathan à droite.

(possibilité de commande PDF)


Blue Country Blog' n'a pas pour habitude de partager les articles issus de Revues à Potins mais celui-ci possède quelques passages intéressants et surtout de jolies photos ;-)
publié le 4 décembre 2013
sources : 1001.mags.com


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Aucune obligation d'être membre pour laisser votre commentaire. Si vous n'avez pas de compte, il suffit de sélectionner le profil "anonyme". À bientôt ;-)

Un modérateur de commentaires est actif afin de lutter contre les spams.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Suivre les Posts du Blog

INA | Top à Joe Dassin (1h20 de tubes)

Blue Country s'épingle sur Pinterest

Tous les visuels des Vinyles, CD, DVD & VHS, Partitions, Livres, Cartes promo, Affiches, Plans Média et autres posts de Blue Country sont disponibles sur Pinterest.